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5ème Colloque Chantier Sud Nord (CIB) se tiendra les 16, 17 et 18 novembre 2011
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La diversité culturelle monte sur le pont !
Le premier Colloque International de Biarritz créé en 2003 par le Théâtre du Versant et la Compagnie Acte 7 de Bamako du Mali fût le rêve fou, le défi singulier, le pont lancé entre deux continents pour se parler, se rencontrer, dire les difficultés et ouvrir des horizons.
Le CIB est avant tout un espace et un temps différents pour réfléchir, écouter, confronter, inventer à partir d’un thème: celui de la diversité créatrice et culturelle : « Du local au global ». C'est un rendez-vous attendu par les acteurs du Sud pour venir expliquer ce qu'ils font ou voudraient réaliser dans leurs pays. C'est un lieu de rencontre apprécié par les artistes et les acteurs culturels de 18 pays. C'est un temps qui réunit tous les publics, ceux de la danse, du cinéma, du théâtre .Ce sont des espaces ouverts dans la ville de Biarritz qui offre chacun une palette d'expressions culturelles.
Le CIB crée une dynamique entre les personnes du Sud et du Nord, compose une nouvelle force dans une espace de rencontres et d’imaginations. Mais aussi il permet de vivre et réfléchir la diversité culturelle dans notre quotidien, sur le terrain du local. Celle-ci n'est plus un slogan vendeur et « tendance », une notion se prêtant à des interprétations variées mais elle devient durant ces trois jours une réalité vibrante, ardente.
Il ne s’agit pas de réinventer le monde mais d'écouter la réalité et la diversité du monde. Le chantier Sud/Nord, permet de bâtir d'autres ponts, donne un coup de projecteur sur la diversité culturelle sur le terrain, au bas de son immeuble , près de son quartier. Il permet aussi d’appréhender la réalité différemment , de l’envisager au lieu de la dévisager. Il lui donne un souffle fait de musiques d’ailleurs et de paroles insoupçonnées. Un chantier est en construction, en devenir. Et sur les scènes de celui-ci se montrera un peu de la réalité culturelle de l'Europe, de l’Afrique, de l’Amérique Latine.
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Trois jours de débats et d'échanges sur les thèmes suivants :
- Évocation de la notion de développement et prise en compte de la culture traditionnelle.
- Le développement global doit tenir compte des connaissances du terrain local pour construire. De nombreux témoignages.
- La nécessaire création d’une expertise locale. Dans le cas contraire, le financement de projets de coopération ne laisse aucune initiative aux acteurs locaux.
- Thématique outre-mer/métropole : la recherche d’un enrichissement mutuel. Un cas français de diversité culturelle.
- La dimension linguistique de la diversité culturelle : reconnaissance, résistance, coexistence.
- La mobilité des artistes dans le monde globalisé. L’artiste du Sud doit-il d’abord travailler à l’international pour avoir des possibilités sur le plan local ?
- La question récurrente de l’évaluation des projets.
- Les productions du Sud ont-elles tendance à se conformer à certains critères ?
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Expressions culturelles - Colloque Chantier Sud/Nord novembre 2011
Trois jours de débats, de rencontres et d'échanges et une palette d 'événements culturels...
Nesly Georges sera là avec sa dernière oeuvre, "Le cri des oubliés"
"Un dialogue d'enfant rejetés, oubliés par le social. Leurs cris sont-ils étouffés par les bruits de guerre ou les intempéries ?"
Lecture - Mise en scène - Compagnie Ayizan, Port-au-Prince, Haïti
Auditorium - Médiathèque de Biarritz le mardi 15 novembre à 18h30
Deux créations théâtrales
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« Cahier d’un retour au pays natal » d’ Aimé Césaire. Avec Jacques Martial.
Bayonne- Théâtre - mercredi 16 et jeudi 17 novembre 20h30
Compagnie de la Comédie Noire - Jacques Martial, mise en scène & interprétation
« Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir… » Aimé Césaire
« La parole d’Aimé Césaire, belle comme l’oxygène naissant. » André Breton
Jacques Martial met en scène et interprète avec maestria le poème fondateur de l’œuvre d’Aimé Césaire. Si Cahier d’un retour au pays natal est fermement enraciné dans la réalité sociale, historique et géographique des Antilles françaises de l’entre deux guerres, son actualité n’en reste pas moins intacte. André Breton s’exclame « ce poème n’est rien moins que le plus grand monument lyrique de ce temps ». Le message humaniste a transcendé son époque et alerte nos consciences. Il nous rappelle de toute sa force que « la carte du printemps est toujours à refaire… »
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Notes du metteur en scène
« Silence… Sur le sol, trois sacs, des tissus étendus, que l’on devinera, traces du pays natal. Dressée derrière, une carte réinventée du monde, originale géographie en taches de couleurs, continents aux formes diverses. Dans cet espace, l’homme entre en scène. Il est le gardien, le créateur, le guide de cette fin de nuit, de ce bout de petit matin magique. Voyage dans le temps et dans l’espace, le spectacle met en scène un noir, un homme, l’homme, en fracture de lui-même, exilé dans la solitude de son être, aux portes du hurlement irréversible, qui effectue la traversée du retour à son pays natal, c'est-à-dire à son humanité… La langue d’Aimé Césaire demande à être dite autant qu’elle est faite pour être entendue. Une poésie vivante, riche, luxuriante et tout à la fois précise, tranchante, même quand elle joue à nous surprendre par l’inventivité de sa musique. Car ici, l’inventeur est clairement un génie. Cahier d’un retour au pays natal est marqué du sceau de son impatience de jeune homme de vingt-cinq ans, de sa révolte devant les coltis infranchissables du préjugé et de la sottise, devant la violence, celle que subissent à cette époque non seulement les peuples noirs mais tous les peuples dominés, reniés dans leur humanité… et dont il dénonce l’asservissement. 1939, Aimé Césaire sait-il à quel point il est en train de poser pour les générations à venir les termes d’une nouvelle fraternité toujours à refaire ? » J. Martial
« C’est à voir ! Tout d’abord, il y a le texte d’Aimé Césaire, d’une rare poésie, fondateur de la négritude et de la littérature des « colonisés », ensuite il y a l’acteur, remarquable bête de scène qui nous emporte dans sa force, sa colère et son envie de partage.. » Nina Chataigner, Le Souffleur
« Une voix puissante qui emporte avec elle le souffle du public, son attention, au point qu’à chaque baisse d’intensité de ce monologue, le public en profite pour respirer, bref, pour reprendre contact avec lui-même… Une prestation impressionnante ! » Catherine Guizot, La Provence
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« Le Farfadet ou les tribulations d’un opérateur culturel du Sud »
Habitués à travailler ensemble sur des textes d’auteurs francophones (Michèle Rakotoson, Fatima Gallaire, Ina Césaire, Françoise Escarpit…)Adama Traoré et Gaël Rabas sont tombés d’accord pour mettre en lumière une chronique du quotidien d’un artiste africain.
A travers la trame de cette vie racontée au jour le jour sont posés les grands thèmes de l’échange et de la rencontre : Quelle diversité culturelle ? Quelle possibilité d’échange réel entre artistes du Sud et ceux du Nord ? Mais aussi quel combat pour réussir à imposer en Afrique aujourd’hui un projet culturel soutenu par une équipe africaine.« Le Farfadet » relate le combat incessant d’un homme, Adama Traoré, qui a résisté à l’humiliation, au manque de moyens permanent, à l’impossibilité de structurer sa troupe de manière solide. Toujours remis en question, en but à l’incompréhension, à l’hostilité même dans son propre pays. Adama Traoré prétend qu’avec ce spectacle il a conservé l’enthousiasme de créer, de mettre en jeu et d’écrire : « Le farfadet est un témoignage. Il y a des farfadets partout. Beaucoup attendent cette pièce... »
Le 18 novembre 2011 20h30 au Chapiteau Spectacle de Baroja à Anglet, partenaire du CIB. Soirée malienne, musique et gastronomie en « after » du spectacle...
>> Nesly Georges sera là avec sa dernière oeuvre, "LE CRI DES OUBLIES".
« Un dialogue d'enfants rejetés, oubliés par le social. Leurs cris sont-ils étouffés par les bruits de guerre ou les intempéries ? »
Coproduction Compagnie Ayizan, Port-au-Prince, Haïti.
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Concert de l’Orchestre Régional Bayonne Côte Basque. Chantier Est-Ouest
Le 16 novembre 2011 à 18h. Salle des ambassadeurs Casino Municipal de Biarritz.
Clin d'oeil musical en perpendiculaire à l'axe Sud-Nord, voyage transatlantique explorant les jeux d'influences entre le vieux continent et l'Amérique, à travers la ferveur du post-romantisme puis la jubilation du cabaret.
Première partie : Amy Beach Mélodies pour soprano, violon, violoncelle et piano ( 12mn)
César Franck Sonate pour violon et piano en la majeur (28 mn)
Deuxième partie: Arnold Schoenberg -Brettl-Lieder ( chansons de cabaret) pour soprano et piano ( 20 mn) Paul Schoenfield - « Cafe Music »
pour violon, violoncelle et piano ( 16 mn)
Amandine Bousquet, soprano -Jean-Michel Denis, violon
Emmanuelle Bacquet, violoncelle - Vincent Planès, piano
Spectacles de danse proposés par le Centre Chorégraphique National Malandain
Le 16 novembre 2011 à 20h30. Théâtre du Casino Municipal de Biarritz.
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BOLERO
Centre Chorégraphique National d’Aquitaine Malandain Ballet Biarritz Coproduction Festival International Madrid en Danza
Dans un espace clos et restreint, douze danseurs évoluent presque sans âme, soumis à la répétition obsédante du thème orchestral de Ravel. Composé à l’intention de la danseuse russe Ida Rubinstein, amie et mécène de Maurice Ravel, ce «ballet de caractère espagnol» fut créé par la troupe de Rubinstein à l’Opéra de Paris le 22 novembre 1928 dans une chorégraphie de Bronislava Nijinska. L’argument situait l’action dans une taverne andalouse, où dansant sur une table, une gitane provoquait l’ivresse sensuelle d’une assemblée masculine.
« Ce récit que réactualisera Maurice Béjart en 1961, je m’en suis éloigné, souligne Thierry Malandain, pour m’attacher uniquement au motif musical que Maurice Ravel dépolit de façon obsédante jusqu’à l’apothéose finale. Le compositeur ne faisait pas mystère du caractère «musico-sexuel» de cette graduation orchestrale et de sa conclusion.
A cette analogie érotique, j’ai préféré celle de la liberté conquise pas à pas sur l’enfermement, en relevant le défi de confiner les interprètes dans un espace clos et restreint. Une limite contenue dans l’unicité et la répétition mécanique du thème musical que Ravel fait exploser dans un final intense avant le silence où les danseurs se retrouvent «enfermés dehors».
photo ©Olivier Houeix
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| LA MORT DU CYGNE
Camille Saint-Saëns - Thierry Malandain - Jorge Gallardo Jean-Claude Asquié - Créé le 17/06/2002 au Festival de Kuopio (Finlande). Créé à Saint-Petersbourg, par Michel Fokine, pour la danseuse Anna Pavlova, La Mort du cygne entre dans la légende en 1907. Ecrit sur une page extraite du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns, ce monologue où s’illustrèrent les plus grandes artistes, évoque avec une poésie extrême les derniers instants d’un cygne.Moment de danse pure, ce monologue évoque aussi la puissance et la grâce d’un oiseau chargé de maints symboles dont celui de la lumière. Celle de sa blancheur immaculée, celle du projecteur qui épouse l’ombre du cygne chez Fokine, ou tout simplement, celle du ciel d’où l’oiseau surgit.
« L’un des bijoux dans l’art de Malandain, et un favori évident aux Baux de Provence, a été La Mort du Cygne pour trois danseuses, chacune interprétant à sa façon le célèbre chant funèbre de Saint-Saëns. Délicieusement vives ou onctueuses, audacieuses ou réservées et parfois même carrément lascives, ces filles parcourent brillamment toute la gamme des nombreuses humeurs de la femme. Absolument irrésistible. » Dance Europe, François Fargue, juin 2007
photo Véronique Aniorte © Olivier Houeix
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• Au Cinéma Le Royal Rencontres cinématographiques Chantier sud-nord
• Rencontres entre étudiants du 14 au 19 nov : 15 étudiants de l'Athénée Royal Charles Jansens d'Ixelles en Belgique échangent leurs point de vue sur la diversité culturelle avec des étudiants du Collège Rostand de Biarritz.
• « Master class » par le comédien de Vera Cruz (Mexique) Guillermo Navarro, également professeur de théâtre et metteur en scène de la Compagnie de théâtre la Eme.Depuis 2009, directeur Artistique du Festival International de Théâtre Indépendant d'Agua Dulce Créateur de la Compagnie de Théâtre « La Eme de Mexico »
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