La compagnie et son histoire
Projets
Le farfadet ou les tribulations d'un opérateur culturel du Sud
"La résidence de création s'inscrit dans un partenariat entre Adama Traoré et sa Compagnie Acte Sept et Gaël Rabas sont tombés d'accord pour mettre en lumière ce texte écrit comme un journal tenu au jour le jour.

A travers cette trame d'une vie d'artiste africain d'aujourd'hui sont posés les grands thèmes de l'échange réel entre artistes du Sud et ceux du Nord?

Résidence de création au Centre de Recherche Théâtrale International de Biarritz, création au chapiteau-spectacle de Baroja en clôture du 5ème Colloque International de Biarritz Chantier Sud Nord autour de la diversité culturelle et première diffusion en Aquitaine."

La troisième racine
De Miguel Angel Guttierez Avila et Françoise Escarpit

C'est la 3ème coproduction internationale qui concerne le Mexique (après “Hommes de maïs” 1999 et “Scapino, Ange de la rue” 2002).

Elle rassemble la Compagnie La Eme dirigée par le metteur en scène et comédien de Vera Cruz Guillermo Navarro, la Compagnie haïtienne Ayizan, dirigée par Nesly Georges, la Compagnie malienne Acte Sept, dirigée par Adama Traoré et le Théâtre du Versant.

Elle parle de la survivance et de l'avenir de la culture noire sur la côte est du Mexique. L'oeuvre de Miguel Angel Guttierez Avila est un recueil précieux de ces traditions qui ont transmis depuis plusieurs siècles des histoires, des images, des musiques.

La forme du spectacle est celle d'un théâtre militant, d'un théâtre de tréteaux et de combat, un théâtre populaire.

Miguel Angel Guttierez Avila, récemment disparu dans des conditions tragiques a vécu voici 20 ans une expérience de ce “teatro campesino” qui n'est pas sans rappeler certaines formes de commedia dell'arte européenne.

Marivaux - Triptique 2013
"L'ile des esclaves", "La dispute", "Les acteurs de bonne foi"

Un projet initié par Orlando Arocha, qui dirige la Compagnie ContraJuego de Caracas au Venezuela. Marivaux est l'écrivain de théâtre des Lumières.

Dans ces trois pièces, la lumière est crue, c'est une mise à nu des relations humaines dans ses trois domaines de prédilection : l'amour, le pouvoir, le théâtre.

A propos des acteurs, cette phrase si juste, si belle : “Ils font semblant de faire semblant”.
Ce projet sera avec des partenaires européens - Belgique, Espagne, Roumanie- qui se rencontrent en novembre au 5ème Colloque.

Tricontinentale - 2014 - 2015 - 2016
Le projet européen ACP ( Afrique, Caraïbe, Pacifique) "Tricontinentale" réunira sur trois années autour du Théâtre du Versant deux compagnies du Sud et une maison d'édition, La Sahélienne, de Bamako.
Des ateliers d'écriture, des chantiers dramaturgiques et une création à Biarritz en novembre 2015. Ce sera le 7ème Colloque international et le thème sera le combat pour la diversité culturelle et la violence subie par ces jeunes qui découvrent la mondialisation par internet.

Les rencontres que nous avons vécues lors de notre tournée à Tahiti, ont été déterminantes pour ce projet, en particulier, celle avec Jean Marc Tera'ituatini Pambrun. Décédé le 12 février 2011, héritier de deux cultures (polynésienne et européenne), cet anthropologue a dirigé le département des traditions au Centre polynésien des sciences humaines entre 1983 et 1992, la Maison de la culture de Papeete entre 1998 et 2000, le Musée de Tahiti et des îles depuis 2005."Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun était un poète , un écrivain , un militant très actif, engagé, un résistant de la culture polynésienne", souligne Gaël Rabas :
"dans cette rencontre nous avions la même façon d'envisager la diversité culturelle. Il souhaitait réaliser des formes théâtrales nouvelles à la fois très imprégnées par la tradition polynésienne mais ouverte sur des formes d'expression contemporaine. Un thème qui le touchait beaucoup c'était le choc que représente pour les jeunes polynésiens la découverte de la mondialisation. L'écart entre la culture polynésienne et la globalisation est trop grand, la déchirure violente. Il a écrit sur cette déchirure. Il décrivait, tentait d'analyser, de trouver des chemins."

Jean Marc Tera'ituatini Pambrun